À l’approche de la célébration de la Pâques, l’Église des AD Temple Salem de Silmissin a plongé au cœur de la théologie du Royaume. Loin des préparatifs purement matériels, le Pasteur Raphaël YARA a invité les fidèles à une introspection profonde à travers un enseignement intitulé : « La Pâque en perspective du royaume de Dieu » dans la soiré du 3 avril 2026.
S’appuyant sur l’épine dorsale de Romains 14:17, l’homme de Dieu a rappelé que si la Pâque nous a ouvert les portes d’une nouvelle citoyenneté, elle nous impose également un nouveau mode de vie.
Le Royaume : une question de valeurs, pas de menu
Pour le Pasteur Yara, le Royaume de Dieu ne se définit pas par ce que l’on consomme, mais par ce que l’on manifeste. Il a décliné cette « constitution » céleste en trois piliers indissociables :
La Justice (La Conformité) : Elle n’est pas ici une notion juridique humaine, mais une harmonie parfaite avec la volonté de Dieu. Vivre le Royaume, c’est aligner ses choix, ses pensées et ses actes sur ce que le Créateur attend de nous.
La Paix (L’Harmonie) : Être citoyen du Royaume, c’est être un artisan de paix. Le Pasteur a insisté sur la dimension horizontale de la foi : être en paix avec Dieu nécessite d’être en paix avec les autres par le pardon. En tant que « sel du monde », le chrétien doit non seulement vivre la paix, mais la diffuser activement autour de lui.
La Joie (La Force) : Cette joie ne dépend pas des circonstances extérieures. Elle émane de la présence de Dieu dans nos vies. En citant Néhémie 8:10, l’orateur a rappelé une vérité essentielle :
« Ne vous affligez pas, car la joie de l’Éternel sera votre force. »
La Pâque : notre certificat de nationalité
L’enseignement a pris une tournure très pratique en rappelant le sens profond de la fête : la Pâque est l’événement qui a permis notre transfert dans le Royaume de Dieu. Nous sommes devenus des citoyens célestes.
Cependant, le Pasteur a lancé un défi à l’assemblée :
« Est-ce que nous vivons réellement selon les caractéristiques de ce royaume ? »
Célébrer la Pâque sans manifester la justice, la paix et la joie par le Saint-Esprit reviendrait à posséder un passeport sans jamais voyager. L’orateur a donc exhorté chaque fidèle à un examen de conscience rigoureux : sommes-nous des citoyens actifs ou de simples spectateurs de la grâce ?
Le message s’est conclu sur une invitation à vivre une « Pâque de substance ». Au-delà des festivités, c’est la présence du Saint-Esprit qui rend ces trois caractéristiques réelles dans le quotidien du croyant. En ce 3 avril, l’Église de Silmissin a été appelée à briller par sa justice, à apaiser par sa paix et à fortifier par sa joie.
Reporters : Bruno BATIONO et Sara Dorcas DIPAMA














